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Cinéma, discours, code                     Cinéma, discours, code
Sources (*) : Cinéma, art populaire               Cinéma, art populaire
Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Galgal, 1988-2007, Page créée le 8 septembre 2006

 

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Cinéma, un monde

[Par le cinéma se déploient les fictions, les croyances, les discours et les codes qui font notre quotidien]

Cinéma, un monde
   
   
   
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Le simple fait de regarder un film ou d'aller au cinéma nous fait entrer dans un régime de croyance paradoxal. D'une part, nous somme impliqués comme sujets-spectateurs (nous croyons au film); mais d'autre part, le cinéma vide la place du sujet (nous n'avons rien à voir avec ces personnages avec lesquels nous sommes conviés à nous identifier). Pour nous, les acteurs et les décors sont simultanément présents et absents - absents en réalité, mais présents par notre faculté visuelle. La matière du film (personnages, lumières) est réelle, mais elle n'est qu'un reflet, une illusion qui s'efface derrière la fiction qui nous est racontée. Grâce à ce régime ambigu, nous acceptons de nous intéresser à des scenarios improbables ou à des histoires simplistes ou ridicules comme le western, nous reprenons à notre compte toutes sortes de clichés ou de stéréotypes qui nous auraient normalement laissés complètement indifférents. En bref, nous nous laissons aller avec plaisir. En ce lieu de passage et d'identification, nos petits codes individuels rencontrent ceux qui sont en vigueur dans la culture. Tout peut arriver : les premiers peuvent détruire les seconds, les seconds peuvent détruire les premiers, et tous peuvent se transformer ou se désagréger. Mais c'est plutôt rare. En général, le cinéma ne fait que confirmer ce que nous savons déjà.

Même quand il était muet, le cinéma a déployé les codes et exhibé les discours. Il les a inscrit en un lieu physique qui combine la singularité d'une image avec un texte et une narration, dans des conditions idéales qu'aucun autre art ne peut approcher. En éliminant tous les éléments qui ne s'intègrent pas directement dans le récit, il conduit le désir à expérimenter de purs "avatars discursifs" qui ne se présentent jamais sous cette forme dans la vie courante.

En rendant (peut-être faussement) intelligibles des contenus inconscients, il procure une émotion esthétique, il nous apporte certaines satisfactions sans nous faire payer le prix réel de la réalisation de ces pulsions et fantasmes.

 

 

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Propositions

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Le cinéma vide la place du sujet et efface les marques d'énonciation

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Comme toutes les images, les images de cinéma pensent au singulier

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Le cinéma, comme spectacle, participe de la dimension esthétique au sens anthropologique

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Tout film est un film de fiction, et le cinéma en général est happé par la fiction

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Le signifiant cinématographique se prête particulièrement à la fiction car il est lui-même une illusion fictive et absente

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Le film clot le discours sur un texte

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Un noyau narratif (diégèse) est présent dans presque tous les films

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Dans le cinéma de grande distribution, la forme représentative et narrative se rassemble en une totalité où les mouvements aberrants et les dépenses vaines sont éliminés

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Le scénario est une instance ambiguë entre le signifiant et le signifié, entre le manifeste et le latent

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Je ne peux croire au film de fiction que parce qu'il semble réel ou présent, mais ne l'est pas (fétichisme)

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Le cinéma ne représente pas l'imaginaire, il est l'imaginaire, car il combine en lui la présence et l'absence

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La rencontre entre le code cinématographique et les autres codes en vigueur règle l'identification du spectateur

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Un code cinématographique est un système que présuppose la compréhension d'un film

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[Dans le film de fiction, le signifiant cinématographique s'emploie tout entier à effacer ses propres traces]

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Le cinéma est un lieu de passage, de transformation et de confrontation des codes

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Certaines figurations filmiques désagrègent les unités du code

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Dans le "Hors-Satan" de Bruno Dumont (2011), rien ne permet de prendre ses distances à l'égard des clichés les plus conventionnels

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Un film est une élaboration secondaire qui rend intelligibles des fantasmes et des contenus inconscients

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La nouveauté du cinéma parlant est la voix et non la parole, car il y a déjà du discours dans le cinéma muet

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Le secret du western est qu'il s'identifie à l'essence même du cinéma, qui est l'art spécifique de l'épopée

 

 

 


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