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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Fantasme, arrêt du temps                     Fantasme, arrêt du temps
Sources (*) : Sur le Contemporain               Sur le Contemporain
Garance Miller - "L'inavoué s'exhume", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 9 septembre 2006

 

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[Le fantasme est une tentative de faire cesser le passage du temps]

   
   
   
                 
                       

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Qu'il soit conscient ou inconscient, stable ou instable, typique ou singulier, le fantasme est toujours une construction intermédiaire. D'un côté, il représente les pulsions, et d'un autre côté il les combat. Quand il cache, il exhibe, et tout en inventant les fantaisies les plus étranges, il colle le corps à la voix. Tout ce qui se présente comme art, toute mimesis, s'y confronte nécessairement.

Le cinéma nourrit et nous irrigue inlassablement en figures fantasmatiques. Tout y est propice : les schèmes de comportements, les gestes, les émitions, les attitudes corporelles et les prototypes libidinaux. Nous passons par lui pour élaborer des contenus inconscients qui sans lui, resteraient refoulés. Ses capacités sont infinies : il peut fabriquer en nous des objets aimés, des zones érogènes, des fétiches. La contre-partie de cette capacité est sa tendance à figer les désirs dans des formes établies. C'est son côté narcissique, particulièrement développé chez certains réalisateurs. Le cas-limite est Jean-Luc Godard : chez lui, le fantasme est tellement arrêté qu'il semble avoir disparu.

 

 

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Propositions

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Ce qui est troublant dans le fantasme, c'est qu'il est à la fois proche des sources pulsionnelles et organisé en une histoire

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Le fantasme est d'essence narcissique : il tend à maintenir, en secret, le statu quo topique

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Le fantasme colle le corps à la voix

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Une moderne Olympia, deuxième version (Paul Cézanne, 1873)

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Pour que le cinéma reproduise l'émotion intense du fantasme, il faut que l'objet filmé s'immobilise, qu'il soit perçu à la fois comme zone érogène et représentation d'une personne

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En ouvrant le monde, en mettant l'être en mouvement, la nudité ouvre aussi, non sans cruauté, le corps à la blessure et au désir

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Un film irrigue les figures fantasmatiques du sujet

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Les personnages de Godard sont dépourvus de fantasmes - et donc de passé, de présent et d'avenir

 

 

 


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