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Derrida, le quatre                     Derrida, le quatre
Sources (*) : Ecrire dans la mouvance derridienne               Ecrire dans la mouvance derridienne
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 5 février 2007 Derrida, le livre

[Derrida, le quatre, le texte quatrième]

Derrida, le livre Autres renvois :
   

Derrida, le texte

   

Derrida, le livre

   

Derrida, dédoublement et duplicité

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1. Deux fois deux, et plus.

Tout commence par la dyade. Après elle, ce n'est pas le trois qui vient, mais le quatre : mise en abyme ou dédoublement de la dyade. Ce dédoublement du dédoublement (ou dédoublement au carré) (comme il y a un supplément de supplément) ne relève pas d'une comptabilité. Même sans compter, la dissémination est déjà là, elle déborde la dyade, débordement dont rendent compte de nombreux concepts derridiens comme marque - marche - marge, pharmakon, trace ou entame.

La logique du quatre met radicalement en question l'"horizon ternaire" qui prévaut dans la philosophie (dialectique hegelienne), la religion (Trinité) ou certaines interprétations de la psychanalyse (la castration, arrêtée ou "résolue" par le symbolique, la loi ou l'Oedipe). Alors que le trois relève et fait perdurer le système des oppositions binaires, le quatre récuse tout ce qui pourrait prendre la place d'un signifié transcendantal. Il ne dépasse pas le trois, il le détruit. Avec la dissémination, plus aucun point n'arrête l'écriture, ni au nom de l'esprit, ni au nom de la loi.

 

2. Le hors-livre, texte quatrième.

Peut-on faire précéder un texte par un autre texte qui l'expliquerait, révélerait à l'avance son sens? C'est ce qu'on appelle une préface. Pour Derrida, une préface qui ne ferait qu'expliquer n'existerait pas, elle s'annulerait. Pour exister, il faut qu'elle ajoute quelque chose au texte, des traces, des éléments extérieurs, contextuels, indiciels ou autres. Il faut en elle une dimension toute autre, quatrième. Pourquoi quatrième? Il ne s'agit pas (ou pas seulement) d'expliquer, de saturer de sens à la façon des introductions hegeliennes, mais d'excéder le texte, de le supplémenter. La préface contribue à réintroduire ce qui est exclu (le quart exclu), à donner une place au hors-cadre.

 

3. Le quatrième côté.

La scène de la représentation classique a quatre côtés. Son quatrième côté a une face visible (celle que voit le spectateur ou le consommateur) et une face invisible. Il est simultanément miroir brisé avec et sans tain, écran, scène transparente. Ce qui se produit sur la face invisible est tout-autre. C'est une production séminale, indéchiffrable, qui vient en plus de la représentation classique. L'Occident s'y sépare de lui-même.

 

4. Dispositifs livresques.

Dans ses livres, Jacques Derrida multiplie les dispositifs se référant au hors-livre, en tant que quatrième côté. Ainsi La Dissémination, ce livre où la théorie du quatre est déployée, contient quatre textes distincts, le dernier étant intitulé, lui aussi, La Dissémination (mise en abyme). La Vérité en peinture, qui déploie la théorie disséminatrice du quatre dans le champ pictural à partir des quatre vérités de Cézanne, en contient (quatre + 1). L'article supplémentaire (celui qui vient en plus du quatre) y est intitulé passe-partout. Le texte intitulé Spéculer - sur "Freud", publié dans La carte postale de Socrate à Freud et au-delà, est divisé en quatre parties comprenant chacune trois sous-parties. Mais la dernière partie est intitulée "Sept : post-scriptum", ce qui renvoie peut-être au septième jour de la création (le repos).

 

 

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Propositions

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L'écriture est le supplément par excellence puisqu'elle marque le point de redoublement initial où le supplément se donne comme supplément de supplément

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Avec la dissémination, on ne peut compter ni par le un, ni par le deux, ni par le trois : c'est une pratique du quatre qui commence par la dyade

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En ajoutant un quatrième terme, la dissémination derridienne détruit l'horizon ternaire, qui gouverne la métaphysique

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On peut, par une logique du quatre, desserrer l'interprétation métaphysique de la castration, qui lui donne valeur de signifié transcendantal

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La quatrième surface de la scène représentative est un miroir-écran brisé, avec et sans tain, qui ne laisse passer le fantôme des figures qu'après permutation et transformation

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Il y a une face visible du quatre (la scène de la représentation classique) et une face invisible (la production séminale du tout-autre)

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La scène de la conscience spectatrice et consommatrice n'est que l'effet détourné ou l'écorce d'une production séminale et chiffrée qui l'organise

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En encadrant les pouvoirs de l'être, la quatrième surface de la scène représentative les divise et sépare l'Occident de lui-même

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Le système du signifiant entretient un effet de cadre, une logique du quart exclu où se dérobe la restance du texte

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Pour construire la scène du signifiant et du signifié, la logique du signe doit exclure le problème du cadre, de la signature et du parergon

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Une "préface écrite" est double : d'une part elle redouble le sens du texte, et d'autre part elle se fait toute autre, texte quatrième, hors livre

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La dissémination ouvre un lieu où aucune forme de présence n'agraphe plus la trace, où aucun point n'arrête l'écriture au nom de la loi

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Les "quatre vérités" en peinture, c'est que toutes les quatre (et d'autres encore), elles ouvrent à l'abîme

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