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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
La photo atteste d'un "Ça a été"                     La photo atteste d'un "Ça a été"
Sources (*) :              
Roland Barthes - "La chambre claire, Note sur la photographie", Ed : Cahiers du Cinéma Gallimard Seuil [pas moins], 1980, p164-5

 

Portrait de Bakounine par Nadar (vers 1863-1864) -

La photographie est plate, elle ne peut pas être approfondie à cause de sa force d'évidence, sa vérité; et cependant elle procure un supplément intraitable, mystérieux

   
   
   
                 
                       

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On a tort d'associer la photographie à l'idée d'un passage obscur (camera obscura), car l'objet s'y livre en bloc de manière étale. Cet être qui a été, authentifié par la photographie, je voudrais le retrouver tel qu'en lui-même, mais j'ai beau observer la photographie, elle ne m'apprend rien. Elle ne me répond que par quelque chose d'indicible : si la photo est ainsi, c'est qu'elle est l'expression d'une vérité avec laquelle elle coïncide, un air particulier qui correspond à l'identité de l'être photographié, à son âme, avec son corps et son ombre (p168). La vraie photographie accomplit la confusion inouïe de la réalité ("Cela a été") et de la vérité ("C'est ça!"), mais c'est au risque de la folie, car l'affect se porte garant de l'être.

L'évidence souveraine de la photographie, sa vérité, plus encore que son référent, tient à une croyance fondamentale que rien ne peut défaire : ainsi, oui, c'est ainsi. Cette croyance repose sur le don gracieux de quelque chose en plus, un supplément mystérieux, une métamorphose. Quelque chose dans la photographie me regarde droit dans les yeux (même sans pose frontale). Par cet ombilic, ce mouvement scandaleux qui regarde sans me voir, la photographie (re)donne vie.

 

 

Il y a dans le regard de Bakounine (portrait réalisé par Nadar vers 1863-64) cette dimension supplémentaire, inqualifiable et intraitable, dont parle Roland Barthes.

 

 

 


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