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Derrida, le dessin                     Derrida, le dessin
Sources (*) : Le dessin d'Adami, voix muette               Le dessin d'Adami, voix muette
Jean-Luc Nancy - "A plus d'un titre, Jacques Derrida - Sur un portrait de Valerio Adami", Ed : Galilée, 2007, Texte construit à partir de l'ensemble du livre

 

Portrait allegorique de Jacques Derrida (Valerio A dami, 2004) -

Derrida, date et signature

Jacques Derrida, allégorie du dessin

Derrida, date et signature
   
   
   
                 
                       

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Jacques Derrida tire un trait avec la pointe de sa plume. Celle-ci dépasse le bord du dessin [parergon], se perd au dehors, dans le blanc du reste du papier [hors-livre], dans l'impossible. Peut-être ce trait est-il celui de sa signature que l'on voit en haut. Il ferait le tour du dessin, par derrière, sur un chemin qui ne mène nulle part, chemin d'errance et d'exil, effacé et dérobé. Le trait est aussi cicatrice. Faussement cautérisé, il évoque l'opération chirurgicale qui l'emportera, 9 mois plus tard. Il signe le livre qu'il vient de terminer. Il est tout seul, à l'extérieur, pensif. Il nous regarde, sans clin d'oeil, sans nous dévisager. Ce regard porte toute sa vie qui, en à-plat, se presse contre nos yeux.

Le dessin n'est qu'une image. Nous savons que cet homme a disparu, qu'il n'est plus que la signature qui le surplombe. Est-ce vraiment lui? Sa chevelure, son regard, sa puissance, le dangereux supplément de ses traces et ratures, les traits de son visage qui se dédoublent, se fissurent, s'auto-dessinent sous l'auréole oblique (sainteté et bénédiction), tout évoque son absence. Il ne sourit pas. Il ne nous console pas.

Le titre, avec les deux noms accolés et les italiques : "Valerio Adami, Jacques Derrida, portrait allégorique, crayon sur papier", vient d'Adami comme si le tableau le représentait lui; mais le mot allégorie vient de Derrida, comme si Derrida s'était dessiné lui-même. Dans les deux cas, c'est un autoportrait où l'auto diffère du portrait, de même que le titre est plus d'un titre (il a plusieurs lectures). Tout le tableau est plus d'un, syntagme qui pourrait à lui seul résumer Derrida, l'oeuvre et la personne.

De quoi ce portrait est-il l'allégorie? De la littérature? De ce qu'est un portrait en général? L'allégorie de ce qu'est une allégorie? De la philosophie? De la déconstruction? De son sourire ou de sa survie, 257 jours avant sa mort? Ou de sa voix qui s'est tue (mais tout portrait n'est-il pas un manque de parole?), sa voix enveloppée dans la fumée d'une pipe. Allégorie de lui-même, surveillé par un chat. Je vous souris d'où que je sois, a-t-il fait dire sur sa tombe.

 

 

A gauche, un chat le regarde, l'oeil grand ouvert. Il figure le spectateur, les oreilles dressées, orientées vers le silence, vers le vide où se rejoignent l'animal et le philosophe. Il figure aussi le peintre dont le chat (Settembrino) a connu la chatte (Lucrèce) de Derrida qui le voit nu, sans pudeur, l'expose en son retrait, tandis que la table sur laquelle il écrit s'envole dans l'angle, non cadrée, parergonale.

 

 

 


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