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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, dédoublement                     Derrida, dédoublement
Sources (*) : Derrida, sur sa vie               Derrida, sur sa vie
Jacques Derrida - "Circonfession", Ed : Seuil, 1991, pp256-8

 

Jumeaux -

Derrida, la mort

Jacques Derrida, qui se sent double, est presque le jumeau d'un frère mort

Derrida, la mort
   
   
   
               
                       

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Derrida Jacques, ou Jackie [ou Jacob] (prénom hébraïque : Elie) n'a pas, selon lui, succédé à son frère René (prénom hébraïque : Abraham) de 5 ans son aîné, mais au frère qui l'a précédé d'un an, Paul (prénom hébraïque : Moïse), mort à l'âge de trois mois d'une cause inconnue - si l'on ne tient pas compte de sa soeur Janine (Félicité, elle vient en plus), il précède un autre frère, Norbert (prénom hébraïque : Pinhas), mort lui aussi à l'âge de deux ans, quand Jacques en avait neuf. Sans parler de son cousin Jean-Pierre, mort écrasé par une voiture quand il avait 5 ans. Entre-deux (ou trois) frères morts, il se substitue à eux [il devient quatrième]. Longue est la série et lourde la culpabilité pour des crimes qu'on n'a pas commis. Jacques ignorant l'existence de Paul, sa jalousie se fixe sur René. Parallèle biblique : de même que la bénédiction d'Isaac est donnée à Jacob, frère jumeau venu en second, c'est Jacques qui se pose en héritier. Ce n'est pas l'un ou l'autre, mais l'un et l'autre. Jacob est Jacques et aussi Paul (Esaü, ancêtre des chrétiens). Il est Jacques, et aussi Isaac. Il est l'objet du sacrifice (ou de la ligature) et aussi Abraham. Il est double, clivé, mort et vif, préféré et exclu, juif et non-juif.

Au bout du compte, il retient quatre noms, double de doubles, précise-t-il : (Esaü/Jacob) / (Moïse/Abraham). Dans les deux cas le premier terme est le frère Paul (Moïse dit Esaü), le deuxième terme l'oppose à son frère aîné (Jacob/Abraham), et le troisième (Elie) est effacé. Quand à son père, dit Aimé (né en 1896) et fils d'un autre Abraham Derrida [descendant de juifs venus d'Espagne], il portait d'autres prénoms : Haïm Aaron Prosper Charles. Et quant à sa mère, née Georgette Sultana Ester Safar en 1901, elle était la fille d'un Moïse (Safar). Récurrence des prénoms.

 

 

On peut rapprocher cette fratrie fracturée de la place du double et de ses variantes (dédoublement, duplicité, hymen, dissémination, auto-affection, etc... ) dans l'oeuvre du philosophe. Il explique dans Circonfession qu'il a toujours tourné autour de la circoncision. On pourrait dire qu'il a toujours tourné autour du double [de sa propre exappropriation], jusqu'à dédoubler la circoncision même.

La présence d'un frère mort est racontée, d'une autre façon, dans le film de Claude Miller, Le secret.

 

 

 


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