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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'hyperespace désoriente                     L'hyperespace désoriente
Sources (*) : L'espace vocal               L'espace vocal
Fredric Jameson - "Le Postmodernisme, ou la logique du capitalisme tardif", Ed : Beaux-Arts de Paris, 2007, p68

 

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L'espace Contemporain

[La culture postmoderne est toujours plus dominée par un hyperespace qui prévaut sur le temps]

L'espace Contemporain
   
   
   
Sur le Contemporain Sur le Contemporain
                 
                       

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Dans cet hyperespace, le sujet perd la capacité d'organiser son présent et son futur dans une expérience cohérente. Ses productions culturelles sont fragmentées. Le temps est perçu comme hétérogène et aléatoire, une succession de purs présents sans lien entre eux [à la manière de la vidéo]. La dimension du lieu est affaiblie. Pour restaurer une cohérence, il faut substituer l'horizontal au vertical, le système à la profondeur, ou l'espace au temps à la façon du musicien qui, connaissant une oeuvre dans tous ses détails, est capable de s'en faire une représentation entière "dans l'espace" (mnémonique spatiale).

Le modernisme est une expérience de la temporalité (temps existentiel, mémoire profonde, théatre des souvenirs, expression) tandis que le postmodernisme est une expérience de la spatialisation du temps (volonté d'assujettir le temps en le mettant au service de l'espace) (p231). Le temps postmoderne s'écrit, s'enregistre. On peut le lire sur l'horloge interne de l'organisme (l'ADN), sur les signaux envoyés par les galaxies, dans les collections des musées. Le champ spatial est le seul élément dans lequel nous nous déplaçons. Il constitue la seule certitude de l'expérience. C'est lui qui est privilégié par cette nouvelle forme artistique que sont les installations (par exemple Untitled Door and Door Frame de Robert Gober). Jouant sur notre désorientation, il domine la peinture comme la musique.

 

 

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Propositions

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Dans l'hyperespace postmoderne, le monde fuit vers une multitude de points, les distinctions intérieur/extérieur, gauche/droite, haut/bas, etc... n'ont plus cours

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Dans l'hyperespace postmoderne, le corps humain ne peut pas organiser par la perception son espace immédiat

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Aujourd'hui, le lieu n'existe plus qu'à un niveau faible, surchargé de toutes sortes d'autres espaces plus puissants et abstraits

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Dans la peinture de Ronald Davis, la perspective produit une illusion d'objectité qui en appelle à la capacité d'orientation du spectateur pour dissoudre le sol sous ses pieds

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L'installation est un concept d'espace qui ne donne aucune garantie d'unité ni d'homogénéité

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[L'art culturellement dominant à l'époque postmoderne n'est pas le cinéma, mais la vidéo, dont le flux continu est porté par les médias]

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Dans la postmodernité, la musique se révèle comme spatialisée

 

 

 


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