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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, date et signature                     Derrida, date et signature
Sources (*) : Derrida, le nom               Derrida, le nom
Jacques Derrida - "Schibboleth, pour Paul Celan", Ed : Galilée, 1986, pp65-6

 

Tes cheveux de cendre Sulamith (Anselm Kiefer, 1981) -

Derrida, l'oubli

La date partage avec le nom sa destinée de cendre : elle efface cela même qu'elle désigne

Derrida, l'oubli
   
   
   
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Une date rappelle un événement singulier, que le calendrier fait revenir de manière codée. Exemple : chaque année revient le 14 juillet. Les jours et les mois reviennent, dans une régularité apparente, selon une structure en anneau. Mais qu'est-ce qui revient? Ce n'est pas l'événement dans sa singularité, c'est un objet idéal, celui qu'on peut construire et reconstruire chaque année en fonction des soucis du jour. Chaque fois une autre lecture de la date, chaque fois une manière d'oublier l'unicité de l'événement, de le réduire en cendres. Dans le Méridien de Paul Celan : des points hétérogènes sont rapprochés, mais il n'y a plus de témoin de ce qui est commémoré. En se répétant, la date efface ce qu'elle garde. Elle apporte une survie limitée, finie. Il ne reste de l'événement que sa cendre, sa trace. La date célèbre cette consumation.

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Un nom propre aussi [comme une date] garde une mémoire, il fait survivre, mais il consume ce qu'il désigne. Son devenir est l'anonymat. Exemple : le poème de Paul Celan Todesfuge [Fugue de mort] dont on trouve une traduction ici ne contient aucune date, mais les deux noms répétés Sulamith [la Juive] et Margarete [l'Allemande]. Le poème a été écrit en mai 1945. La reconstruction allemande commençait à peine, et le visage, caché par les cheveux de cendre, se consumait encore. La date, encore innommable, allait être annulée, effacée dans la commémoration.

 

 

 

 

 


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