Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'humain fabrique du virtuel                     L'humain fabrique du virtuel
Sources (*) : Hans Belting               Hans Belting
Hans Belting - "Pour une anthropologie des images", Ed : Gallimard, 2004, pp58-59

 

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Le Contemporain du Quai

[Les nouveaux procédés techniques qui repoussent les limites de l'imaginaire prolongent la tendance anthropologique à inventer des dispositifs de production d'images]

Le Contemporain du Quai
   
   
   
                 
                       

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Certains théoriciens affirment que l'image numérique constitue un tournant radical dans l'histoire de la production d'images par les hommes. Ils s'appuient sur le processus de production de ces images : des procédés purement informatiques, qui ne nécessitent ni prise d'empreinte ni modèle. Mais la recherche de procédés techniques anonymes, se passant de toute intervention humaine, est très ancienne. On a utilisé l'empreinte, le moulage (masque mortuaire), les ombres, les traces. Pour l'efficacité de ces images, l'important n'est pas le dispositif technique, mais le regard du spectateur et sa capacité à se projeter dans l'imaginaire.

Les questions posées autour de la mimesis ont surgi dès la Renaissance. Le cadre du tableau crée une unité symbolique qui transforme le monde. La fenêtre ouverte sur le monde que représentait la peinture selon Alberti était déjà virtuelle. Dès son époque, le tableau n'était plus un médium du corps, mais un médium du regard, qui exigeait une opération d'abstraction (la perspective). Elle nie sa propre surface et simule un espace visuel qu'elle substitue à l'expérience réelle.

Aujourd'hui les médiums se sont diversifiés (image automatique, électronique, radiographie, audiovisuel) et automatisés : une révolution anthropologique analogue à l'émergence de l'écriture. L'image retrouve une partie du pouvoir d'incarnation qu'elle avait perdu depuis Platon. Même quand l'image est artificielle, même quand elle résulte d'une simulation digitale, on communique avec elle avec son corps vivant.

La place d'un médium dans l'histoire n'est pas définie par ses qualités techniques, mais par son usage culturel.

 

 

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Propositions

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Le monde virtuel contemporain (cyberespace) est vivant, car on ne peut communiquer avec lui qu'avec le corps

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L'image numérique ne diffère pas des autres images, car elle ne peut être perçue que par l'intermédiaire d'un dispositif visuel qui prend en considération le corps et la remémoration

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La photographie numérique tend à bannir le corps mortel en inventant des simulations désarrimées du corps; mais cette immortalité n'est qu'une fiction

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La technologie prend en charge l'animation des images par des dispositifs et des appareils qui privent les spectateurs de ce qu'ils effectuaient autrefois eux-mêmes par leur imagination

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Les médiums d'aujourd'hui sont aux images ce que l'écrit est au langage

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En vidant les images de leur pouvoir d'incarnation, Platon en fait des métaphores de la mort, incapables de combler aucun manque

 


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