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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'à - venir                     Derrida, l'à - venir
Sources (*) : Derrida, la promesse               Derrida, la promesse
Jacques Derrida - "Le monolinguisme de l'autre, ou La prothèse d'origine", Ed : Galilée, 1996, p126

 

Bouche de la verite (Rome) -

Derrida, la langue

Chaque fois que j'ouvre la bouche, je promets : et cette promesse annonce l'unicité d'une langue inouïe, à venir

Derrida, la langue
   
   
   
Derrida, la parole Derrida, la parole
Derrida, l'inouï               Derrida, l'inouï  
                       

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Parler, ce n'est pas (ou pas seulement) vouloir dire, affirmer une volonté ou une intention. Ce n'est pas (ou pas seulement) la liberté, la responsabilité, la décision. C'est promettre quelque chose au-delà de ce qu'on dit, une autre langue, mais quelle autre langue? Si ce livre Le monolinguisme de l'autre, ou la prothèse d'origine, est à la fois autobiographique et philosophique, avec son double titre et son basculement répété entre le récit et ce qu'il faut bien appeler une théorie de la langue, c'est que si cette promesse n'a pas de contenu, si la langue inouïe qu'elle annonce est indéterminée, c'est parce que 1. Elle dépend de trajets localisés, individuels et irréductibles à un contexte; et 2. Elle est inexplicable sans certaines généalogies.

La langue, dit Derrida, est structurellement porteuse d'une promesse. Si cette promesse est messianique, ce n'est pas parce qu'elle a un contenu, c'est au contraire parce qu'elle est dépouillée de tout. Cette langue t'a été donnée, c'est celle de l'autre (l'autre qui t'a précédé), elle vient de l'autre, et elle fait aussi advenir l'autre. Mais cet autre n'est pas l'autre infini de Lévinas : c'est un autre mortel, fini, à l'abandon, privé de tout horizon. Cette promesse peut être traduite en plusieurs langues, poétiques, philosophiques ou autre, mais le miracle de la traduction n'est jamais garanti. Elle peut échouer, et le discours rester illisible.

Cette langue inouïe, Derrida l'appelle aussi monolangue. Elle tend à reconstituer toujours son unité, mais sans jamais faire un avec elle-même. Je n'ai qu'une langue dit-il, et ce n'est pas la mienne, car c'est une langue qui se greffe, se déforme, se transforme. Elle s'exproprie, et je ne peux pas me la réapproprier. Je n'ai pas d'alternative.

 

 

Cette bouche de la vérité est une bouche d'égoût. Elle est romaine.

 

 

 


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