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de Jacques Derrida

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Derrida, la traduction                     Derrida, la traduction
Sources (*) : La tâche du traducteur               La tâche du traducteur
Jacques Derrida - "Psyché, Inventions de l'autre (tome 1)", Ed : Galilée, 1987, p224 - Des tours de Babel

 

Traduire est une ecriture sacree (Ruth Shararii, 2010) -

Derrida, la tora

Traduire, c'est viser l'essence, la racine commune du littéraire et du sacré, qui promet une réconciliation entre les langues et constitue le modèle et la limite de toute écriture

Derrida, la tora
   
   
   
               
                       

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Comment se fait-il que les textes soient traductibles? Qu'on puisse passer d'une langue à une autre? Quel est l'élément commun, l'"à-traduire" extérieur à toutes les langues qui permet de franchir le fossé qui les sépare? Walter Benjamin n'hésite pas à parler à ce propos de langage pur, de langue de la vérité ou de mémoire de Dieu. L'oeuvre originale est incomplète, inachevée. Elle contient un élément ultime, intouchable, un noyau intraductible qui n'exprime rien, un facteur incommunicable quoique visé par toutes les langues et légitimant toutes les traductions. En se transformant pour survivre, l'oeuvre explore cet élément exilé, captif, qui n'existe dans son intégrité que dans l'original, ce royaume promis et interdit que Jacques Derrida qualifie d'écriture sacrée.

Pour décrire la traduction, Benjamin la compare avec la brisure d'une amphore "de même que les débris deviennent reconnaissables comme fragments d'une même amphore, original et traductions deviennent reconnaissables comme fragments d'un langage plus grand". Derrida qualifie cette métaphore d'ammétaphore, et la compare lui-même à un hymen ou à une robe de mariée. D'un côté, le texte et son "à-traduire" qui restera vierge, intouchable, inconnaissable, intransmissible, invisible, y compris après la traduction (la consommation du mariage). Un noyau intraduisible résiste à l'opération traductrice. D'un autre côté, une langue, une enveloppe, un tissu, un manteau aux larges plis qui serre le corps du roi ou du couple royal tout en laissant un certain flottement (stricture), des ourlets, des broderies. La traduction promet une langue encore plus sublime, mais elle reste inadéquate, violente et forcée.

 

 

Benjamin affirme, sans le démontrer, qu'on ne peut traduire un texte qu'à partir de l'"original", et non pas à partir d'une traduction dans une autre langue. C'est pour lui un présupposé, un axiome. On ne peut pas toucher à l'original - comme si celui-ci était fait d'une substance sacrée, d'une essence vierge, indemne, qu'il serait interdit de contaminer.

 

 

 


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