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 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
En l'oeuvre est accueilli le réel, le référent                     En l'oeuvre est accueilli le réel, le référent
Sources (*) : Avant l'oeuvre, une surabondance               Avant l'oeuvre, une surabondance
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 3 mai 2011 Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida

[L'oeuvre accueille en elle le référent; elle le crypte, le fabrique, le réinvente, le met en mouvement]

Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
   
   
   
L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
                 
                       

1. L'oeuvre indique de partout.

Au premier regard, l'oeuvre semble autonome. Pour qu'elle puisse se référer au monde, il faut d'abord qu'elle en ait été détachée, qu'elle se présente comme objet. Mais cette autonomie n'est qu'une illusion. Le référent n'est pas hors de l'oeuvre (pas plus qu'il n'est hors-texte), il est dans l'oeuvre. Les structures de la "réalité" dite économique, historique, sociale, institutionnelle, politique, etc..., telles que décrites par les historiens de l'art et les sociologues, n'environnement pas l'oeuvre, elles ne constituent pas son milieu, elles sont impliquées en elle. L'oeuvre n'exprime rien, mais elle indique de partout. Elle est motivée dans toute sa surface, elle n'est que trace. Le référent se trouve dans chaque image, dans chaque élément constitutif de l'oeuvre, dans chaque élément stylistique, comme il se trouve dans chaque mot du langage. Il ne faut pas confondre cette indication générale avec le système de conventions et de normes garanties par la loi qu'on appelle réalité.

 

2. L'oeuvre perturbe l'indication.

Un oeuvre suppose une perturbation, un ébranlement de ces systèmes, un brouillage des indications conventionnelles. C'est là que le réel fait irruption : dans les fractures, les effractions ou les trous du discours. Même l'oeuvre la mieux encadrée ne s'arrête sur aucun référent.

 

3. L'oeuvre est hantée par le référent.

Le référent n'est pas présent à l'oeuvre, il la hante. Chaque lecture est une traduction de cette hantise, elle y répond. C'est ainsi qu'elle fait événement.

Depuis toujours, ce qu'on appelle "art" joue sur l'incertitude et l'éloignement du référent. Les images, les signes, les objets, les sources, les auteurs, les contextes, les oeuvres elles-mêmes sont présentées ou présentables comme des fictions ou des chimères - cela n'affecte en rien leur rapport à l'autre. Le réel, c'est leur altérité.

On ne demande pas son avis au référent. Il se tait, protégé par un cryptage qui le rend inépuisable. La langue l'évoque indéfiniment. A chaque lecture, interprétation ou explication, il est réinventé - comme l'Homme aux loups de Freud (Sergueï Constantinovitch Pankejeff) l'est encore aujourd'hui, à chaque analyse. Le référent n'est pas effacé, il est accueilli comme différance.

Si on ne pouvait pas détacher l'oeuvre du référent, si on ne pouvait pas en faire un objet d'errance et de surenchère, il n'y aurait pas de marché de l'art.

 

 

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Propositions

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[Derrida, le texte, le hors-texte]

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[Derrida, le référent]

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Le référent est inépuisable : c'est la chose qui se tait, appelle et ne répond jamais; c'est l'autre, le signe de l'altérité absolue

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Au-delà de tout genre, l'art suppose, dans un espace quasi-transcendantal, l'éloignement de tout référent perceptible

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Le texte accueille la référence comme différence; il inscrit la différance - qui, elle aussi, est référence - dans la présence

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Ce qui fait oeuvre est une perturbation dans le système "normal" de la référence, en rapport avec le jeu du cadrage et la logique paradoxale des limites

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[Claude Cahun, androgyne absolue (hors-norme, hors-lois, hors-genre), produit son référent et fabrique le simulacre d'"identité" auquel elle renvoie]

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Par une extension réglée du concept de texte, la dissémination inscrit une autre loi des effets de référence : dans le texte, le réel sort de son trou

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[Oeuvrer, aujourd'hui, c'est répondre à la hantise du référent par tous les artefacts et moyens disponibles]

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Les analystes de l'"Homme aux loups", connus ou inconnus, ont produit à plusieurs voix une traduction inventive, une oeuvre de langue, une oeuvre de vie, un poème

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[Entre la multiplicité des points de vue, aucun esprit honnête ne saurait choisir : il faut aller vers un nouveau modèle, l'Objeu, qui place en abîme l'épaisseur vertigineuse du langage]

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L'oeuvre étant détachée de tout référent, il n'existe aucune limite à la surenchère substitutive des marchés de l'art

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