Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
L'oeuvre ne dévoile nulle vérité                     L'oeuvre ne dévoile nulle vérité
Sources (*) : Est fiable une oeuvre qui annonce ou promet               Est fiable une oeuvre qui annonce ou promet
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 8 juillet 2011 L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire

[L'oeuvre promet une vérité qui ne se dévoile pas, mais "fait oeuvre"]

L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
   
   
   
Une oeuvre témoigne d'un retrait, un secret Une oeuvre témoigne d'un retrait, un secret
Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida               Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida    
                       

1. La pulsion de vérité.

cf : Il y a vérité quand ça arrive, quand ça fait oeuvre, ça transforme, ça travaille, ça doit être avoué : alors la pulsion de vérité fait advenir et changer le monde.

 

2. Le contrat de vérité : version picturale.

On peut partir de la célèbre formule de Cézanne dans une lettre qu'il a envoyée à Emile Bernard le 23 octobre 1905 : Je vous dois la vérité, et je vous la dirai. Cette phrase, écrite un an avant sa mort, est une sorte de testament. Nous héritons d'une vérité, mais laquelle? Ce n'est pas celle du référent. Cézanne ne cherche pas à nous montrer le réel de la pomme. Il ne pense ni à une norme de beauté, ni à une vérité scientifique, linguistique ou mimétique. Mais alors quelle vérité? Une vérité qui s'énonce en-dehors de toute sémiologie et même de toute parole, par le trait ou la couleur. On a beaucoup glosé sur la profondeur de la fameuse "pomme" de Cézanne, qui vient se substituer à des règles classiques de la perspective en perdition. Cette profondeur n'a rien à voir avec les deux dimensions de la toile ni les trois dimensions de l'illusion. Pour la percevoir, il faut d'abord oublier la vraie pomme. Cézanne nous entraîne vers un autre contrat de vérité. Lequel? Il s'agit de témoigner de l'existence du monde. Cet objet le plus quelconque, le plus banal, le plus insignifiant, il existe. Chaque pomme est différente d'une autre, aucune pomme n'est remplaçable, mais chacune peut remplacer n'importe quel désir. Il en est de même pour la montagne Ste Victoire : c'est toujours la même, mais elle est toujours unique. Chaque toile vient s'ajouter aux précédentes et apporte quelque chose de complètement différent. C'est ici qu'il faut revenir à la promesse de Cézanne. Que promet-il? Sur quoi la reconnaissance de dette porte-t-elle? Chaque fois, chaque nouvelle toile laissera place à autre chose, et Paris en sera tout étonné. On peut interpréter le commentaire qu'en fait Jacques Derrida de la façon suivante : Je m'engage à ce qu'à partir de maintenant, la peinture devienne performative. Il ne faut pas qu'une oeuvre laisse le monde tel qu'il est; elle doit le changer. Cet engagement, pris par Cézanne, a été tenu par ceux qui lui ont succédé. En s'inscrivant dans le déplacement de vérité que Cézanne avait initié, ceux qui ont accepté le legs ont continué, après lui, à faire émerger des choses qui n'ont pas de nom.

La peinture témoigne d'une vérité, mais elle est impuissante à la montrer. Elle ne sait ni persuader, ni convaincre, ni même dénoncer (comme en témoigne par exemple le Toast à la vérité, de Fantin-Latour). Il faudrait pour cela qu'elle réussisse à déshabiller le fantôme du vrai, qu'elle le dévoile ou qu'elle en efface l'oubli (aletheia), mais ce n'est pas son genre. Rien pour elle ne fait autorité. Les vérités fausses ou indémontrables sont aussi convaincantes que les autres.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

[Derrida, la vérité]

-

[Derrida, voile, dévoilement]

-

Il y a vérité quand ça arrive, quand ça fait oeuvre, ça transforme, ça travaille, ça doit être avoué : alors la pulsion de vérité fait advenir et changer le monde

-

Dans "Le Toast! Hommage à la vérité" de Fantin-Latour, la vérité s'exhibe mais ne se dévoile pas : elle reste inexplicable et irréductible

-

[S'il y a une vérité en peinture, elle excède largement les limites d'une sémiologie]

-

Ce sont seulement ces sortes de vérités, celles qui ne sont pas démontrables et même qui sont "fausses", qui doivent être exaltées par l'oeuvre d'art

-

["Je vous dois la vérité en peinture"; dans ce contrat pictural, la vérité promise ne peut se "dire" que par l'acte de peindre, en tant qu'il franchit les limites]

-

Je vous dois la vérité en peinture, et je vous la dirai

-

[Chaque pomme de Cézanne vient en plus, toute autre, comme un objet supplémentaire qui se dissémine]

-

[Cézanne rompt avec la perspective, il fait émerger la Chose qui n'a pas encore de nom]

-

Avec une pomme, je veux étonner Paris! (Cézanne, Pommes sur une table, 1900)

-

[Rien, dans l'oeuvre performative, ne fait autorité : ni la Vérité, ni la Réalité, ni la libre Souveraineté d'une Fiction]

-

Pour donner lieu à la vérité en peinture, il faut entamer l'espace : le trait commence par se retirer, il ouvre sans initier

-

Le témoignage est à la confluence des deux sources de la foi : en promettant la vérité par-delà toute preuve, il atteste de l'indemne (sacralité) et du fiduciaire (croyance)

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

logo

 

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
   
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Delain
ArchiOeuvreVerite

AA.BBB

ArchiOeuvrePromesse

ED.LED

OeuvrePrincipe

PG.LLK

ArchiOeuvreRetrait

HE.LHE

ConceptOrloeuvre

OG.LOG

DE_ArchiOeuvreVerite

Rang = YArchiOeuvre
Genre = -