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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Je vous dois la vérité en peinture                     Je vous dois la vérité en peinture
Sources (*) : Derrida, le performatif               Derrida, le performatif
Jacques Derrida - "La vérité en peinture", Ed : Flammarion, 1978, pp8-9, 13

 

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Derrida, vérité

Un acte performatif, en peinture, ne saurait être intentionnel ni traduisible en discours : il agirait, comme un passe-partout, sans endetter ni promettre de vérité

Derrida, vérité
   
   
   
L'oeuvre, au - delà du performatif L'oeuvre, au - delà du performatif
               
                       

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Je vous dois la vérité en peinture, et je vous la dirai, écrit Cézanne dans une lettre à Emile Bernard, le 23 octobre 1905. Cette phrase est une promesse, c'est-à-dire un acte performatif (speech act, ou acte de langage). En l'écrivant, Cézanne promet, mais que promet-il? Comment dira-t-il la vérité? Par un autre acte - un acte de peinture. Entre la promesse de dire et le "painting act", il y a tension. Peut-on soutenir que l'acte promis sera, lui aussi, un acte performatif? Selon la définition "classique" (celle d'Austin), un acte de langage n'est ni constatif ni descriptif. Il suppose :

- un protocole conventionnel,

- un "je" habilité à exécuter cette action, qui s'engage avec l'intention de réaliser l'action,

- que l'acte soit entendu par d'autres personnes,

- que l'événement soit unique, en un lieu défini, un contexte, des circonstances appropriées.

S'il a écrit ce livre (La vérité en peinture), c'est parce que Derrida se demandait si la théorie du speech act pouvait s'entendre en peinture. L'essentiel, dans cet acte, n'est pas sa vérité ni sa fausseté, mais sa performativité. Que fait l'acte de peindre? Derrida répond par un rêve : celui d'une peinture sans vérité et sans dette, c'est-à-dire sans engagement. Une telle peinture, qui risquerait de ne rien dire à personne, serait-elle performative? Peut-être, dans le sens que Derrida donne à ce mot, performatif, qui est celui du passe-partout. L'acte qui donne lieu à l'oeuvre [speech act ou painting act] se détache alors de l'héritage des grandes philosophies de l'art. C'est un contrat par lequel le trait, invisible et inouï mais toujours divisible, renonce à toute restitution. Il se retire, marque la différence, a lieu dans l'espacement. Là où l'oeuvre paraît, il est intraduisible en quelque discours que ce soit. Est-ce cela que Cézanne a promis?

 

 

Le passe-partout, comme instrument, ne produit rien d'autre que de l'espacement. Pour expliquer comment opère la peinture, c'est de lui qu'on peut partir - même si ce n'est pas une clef unique. Contrairement à ce que croient les experts, les philosophes, les critiques ou les historiens de l'art, la peinture n'est réductible à aucun discours, aucune référence ni porteuse d'aucune vérité. Son acte peut être rapproché d'un acte de langage, si l'on considère :

- le protocole comme un trait qui se retire, définitivement lâché par le peintre,

- la vérité comme purement picturale,

- l'impossibilité pour un tiers se la réapproprier,

- chaque oeuvre comme événement unique, qui n'a lieu qu'une fois.

 

 

 


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