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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Styles, proportions du corps                     Styles, proportions du corps
Sources (*) :              
Erwin Panofsky - "L'oeuvre d'art et ses significations, Essais sur les arts "visuels"", Ed : Gallimard, 1969, p57

 

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[L'histoire de la théorie des proportions humaines est le miroir de l'histoire des styles]

   
   
   
                 
                       

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Pour représenter le corps humain, des artistes de différentes époques ont utilisé des canons de proportions différents. Erwin Panofsky voudrait démontrer que, chaque fois, ces canons étaient révélateurs d'une intention artistique (Kunstwollen) bien précise. Les proportions mathématiques entre les éléments du corps ne découlent qu'en partie des proportions "objectives" telles qu'on peut les observer. Elles doivent aussi tenir compte, selon les cas, d'une conception de la beauté, d'une norme, d'une convention ou de contraintes techniques liées au processus artistique lui-même.

Les Egyptiens rejetaient tout naturalisme optique. Il n'y avait chez eux aucune tentative de raccourci ou d'illusion. Le mouvement d'un membre n'affectait en aucune façon le positionnement d'un autre membre. Deux positions seulement étaient acceptées : le pur profil ou la vue frontale. Le peintre ou le sculpteur ne cherchait pas à reproduire le présent, mais à construire une figure éternelle, hors du temps. Leur art contraste fortement avec celui des Grecs, dont la visée principale était, à travers un canon fondé sur des nombres, la beauté, et aussi avec le système médiéval, à la fois empirique et répétitif, qui repose sur un schématisme destiné à faciliter le dessin sur un plan.

La théorie des proportions du corps ne prend une valeur métaphysique qu'à la Renaissance. C'est l'époque où toute une littérature se développe autour de la symétrie, de l'harmonie ou de la perfection du corps humain. On redécouvre le canon de Vitruve, mais en pratique, on préfère s'inspirer de la nature plutôt que d'un système de proportions quel qu'il soit. Il faudra attendre Alberti, Léonard de Vinci et surtout Dürer pour que des tentatives pratiques de mesure du corps humain soient faites. Mais on abandonnera rapidement cette ambition pour donner la priorité à la subjectivité.

 

 

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Propositions

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En Egypte ancienne, les proportions des figures ne tendent pas à symboliser le présent, mais à reconstruire une éternité constante, hors du temps

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Le canon grec de la mesure du corps humain prétend saisir, par les nombres, la loi de la beauté

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Le système médiéval des proportions du corps repose sur un schématisme planimétrique qui finit par oublier son origine cosmologique et astrologique

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La Renaissance italienne voit dans les proportions du corps humain la réalisation d'un postulat métaphysique

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Le corps idéal de Léonard de Vinci s'inscrit au repos dans un carré, et se tient au contact du cercle parfait à l'extrême limite de ses possibilités

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En donnant la priorité à la subjectivité, les peintres de la Renaissance ont fini par renoncer à toute théorie objective ou métaphysique des proportions du corps humain

 

 

 


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