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de Jacques Derrida

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Derrida, Lévinas                     Derrida, Lévinas
Sources (*) : Derrida, l'éthique               Derrida, l'éthique
Jacques Derrida - "Béliers. Le dialogue ininterrompu : entre deux infinis, le poème", Ed : Galilée, 2004, pp72-79

 

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Derrida, retrait, effacement

Quand un monde disparaît, ou quand il se retire, ou avant même qu'il ne soit apparu - je dois m'engager envers toi, cet autre, te porter

Derrida, retrait, effacement
   
   
   
L'oeuvre porte le monde de l'autre L'oeuvre porte le monde de l'autre
               
                       

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Dans le chapitre final de son texte Béliers, pour commenter le vers final du poème de Paul Celan "Grande voûte incandescente", die Welt ist fort, ich muss dich tragen (Le monde est parti, il faut que je te porte), Jacques Derrida convoque trois noms propres ou plutôt quatre - Freud, Husserl, Gadamer derrière lequel se cache Heidegger, quatre noms qui en dissimulent peut-être un cinquième (Lévinas).

Qu'est-ce qui est porté? Ce peut être n'importe quel vivant (humain ou animal, présent ou à venir), un enfant, ou un mort. Comment lire alors la première partie de la phrase, Die Welt ist fort? Dans le couple que forme la femme enceinte avec son bébé, le monde est éloigné, disparu. Chacun est solitaire. Si c'est un mort qui est porté, alors son monde a disparu. L'endeuillé, selon Freud, doit porter en lui le monde de l'autre, l'accueillir en tant que monde disparu. C'est la mélancolie. Pour en guérir, il faudrait intérioriser, idéaliser ce monde. Pour Husserl, la conscience la plus absolue, l'ego le plus pur, peut suspendre l'existence du monde. Au-dedans de soi, on peut rencontrer la transcendance absolue. Avant d'être, je porte, avant d'être moi, je porte l'autre. Heidegger distingue entre le sans-monde de la pierre, la pauvreté du monde animal et la position de l'homme, configurateur de monde. Mais cette tripartition est problématique pour Derrida. Die Welt ist fort ne répond à aucune de ces catégories car, avant tout monde, quelqu'il soit (quand Die Welt ist fort), ou quand aucun monde ne nous soutient plus, alors il faut porter l'autre en lui disant "tu" (Ich muss dich tragen). Sans condition, le poème salue l'autre, il le bénit.

 

 

Le rapport à l'autre précède l'ontologie. Si la conclusion est bien celle-là, alors on peut dire que Derrida choisit, sans le citer, le nom de Lévinas pour étayer son commentaire final de la phrase de Paul Celan.

 

 

 


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