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Derrida, le performatif                     Derrida, le performatif
Sources (*) : Derrida, date et signature               Derrida, date et signature
Jacques Derrida - "Marges de la philosophie", Ed : Minuit, 1972, p391

 

Portrait de Dirck Tybis (Hans Holbein le Jeune, 1533) -

Derrida, l'aporie

L'"effet de performatif" produit par la signature repose sur une condition aporétique : la pure reproductibilité d'un événement pur

Derrida, l'aporie
   
   
   
               
                       

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Cherchant un critère simple pour distinguer entre les énoncés performatifs et constatifs. John L. Austin, le théoricien des speech acts (actes de langage), fait observer que dans un énoncé performatif, la source de l'énonciation doit être présente, soit directement (par exemple par le pronom personnel "je"), soit indirectement, par exemple par sa signature. Quelle que soit la forme de l'énoncé, Jacques Derrida conteste cette présence. "Par définition, une signature écrite implique la non-présence actuelle ou empirique du signataire" - et cela vaut pour tous les énoncés performatifs. Mais alors comment se fait-il que, le signataire étant absent, des effets de signature puissent se produire? Tout se passe "comme si" le signataire était présent. Il n'est pas présent, mais il l'est. Cette coexistence aporétique des contraires est caractéristique des actes de langage :

- la source de l'acte de langage (l'émetteur), avec sa conscience, son intention et son vouloir dire, est vécue comme présente, bien que, structurellement, elle soit absente;

- le contexte dans lequel se produit l'acte de langage, qui détermine son succès ou son échec, semble connu, alors qu'il est indéterminable dans toute ses dimensions - de sorte qu'on ne peut jamais être certain qu'une signature puisse être reconnue comme authentique ou crédible;

- pour qu'une signature soit valable, il faut qu'elle soit identique à un modèle fixe (la pure reproductibilité), mais il faut aussi qu'elle soit datée, située en un moment précis, unique (l'événement pur). Cette double condition de possibilité, contradictoire, fait de la signature une écriture improbable, et pourtant courante.

 

 

Le personnage peint par Hans Holbein le Jeune nous regarde droit dans les yeux. Son corps étant presque entièrement confondu dans le fond noir, on ne voit de lui qu'un visage frontal (qui produit cet effet de présence) et des mains qui tiennent et désignent un morceau de papier sur lequel on imagine que se trouve un texte écrit, une instruction, une injonction à nous destinée et suivie d'une signature. Comme dans le Double portrait des époux Arnolfini, c'est le peintre lui-même qui est le témoin de cette injonction. La plume posée sur la table montre qu'il vient à peine d'écrire ce texte, après en voir fait, peut-être, quelques brouillons. Il tient à nous engager, nous mettre en dette, comme en témoignent les pièces d'or qui débordent du cadre. Cette insistance sur l'effet de présence est l'exact inverse de l'insistance derridienne sur les effets de simulacre produits par la signature.

 

 

 


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