Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Avec la Loi commence l'homme                     Avec la Loi commence l'homme
Sources (*) : Les mots de Jacques Lacan               Les mots de Jacques Lacan
Jacques Lacan - "Ecrits", Ed : Seuil, 1966, p130 - Introduction théorique aux fonctions de la psychanalyse en criminologie

 

-

[Avec la loi et son corrélat, le crime, commence l'homme]

   
   
   
                 
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

 

Dans Totem et Tabou., Freud situe dans le crime primordial (l'Oedipe) l'origine de la loi. Dans ses textes des années 1950, Lacan tend à généraliser cette interprétation. Avec le complexe d'Oedipe considéré comme loi universelle, commenceraient à la fois l'humain, la faute et le crime, une thèse qui s'appuie sur la célèbre formulation de Saint Paul, C'est la loi qui fait le péché. Le criminel n'est pas soumis à ses instincts ni à ses pulsions, il est au contraire gouverné par un surmoi particulièrement féroce - qui exige à la fois la loi, la transgression de la loi, sa division et sa destruction. Sa cruauté n'est pas animale, elle est au contraire spécifiquement humaine.

En effet, le mot "loi" est ambigu :

1. Au-delà de la loi, au-delà de toute loi, il y a une autre loi : la pulsion de mort.

2. La loi n'est pas unifiée. Elle est divisée :

- dans son rapport au surmoi, qui tend à la réduire à un signifiant-pivot, voire à un point-trou;

- elle est divisée en différents plans et systèmes symboliques concurrents et discordants.

Qui établit la loi? Qui construit cette grande machine qui régule le jeu symbolique? Personne, une grande voix qui dit "je", un législateur sans substance.

Aujourd'hui, on prétend s'affranchir de la loi en privilégiant le désir. Mais ni la faute, ni la culpabilité ne disparaissent. L'homme du plaisir n'est pas moins chargé de lois et de devoirs que ses prédecesseurs.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

La pulsion de mort est la loi au-delà de toute loi

-

Le surmoi est à la fois la loi et sa destruction

-

C'est la loi qui fait le péché - et le surmoi qui fait le crime

-

Le surmoi est une scission du système symbolique, en tant qu'elle se produit pour le sujet dans ses rapports avec la loi

-

La fonction sociale du surmoi implique une réduction de la loi à un signifiant-pivot

-

Le surmoi est le point-trou auquel la loi se trouve réduite

-

Dans notre ère culturelle, le registre de la loi est divisé en plusieurs plans

-

Entre les différents systèmes symboliques (religieux, juridique, scientifique, politique) qui ordonnent les actions, il y a discordance manifeste

-

Dans la machinerie, une grande voix régule le jeu symbolique : un législateur sans substance

-

La cruauté de l'homme à l'égard de son semblable dépasse tout ce que peuvent les animaux - c'est cette cruauté même qui implique l'humanité

-

L'affranchissement naturaliste du désir a échoué : l'homme du plaisir a pu croire que la faute se volatiliserait, mais il n'est pas moins qu'avant chargé de lois et de devoirs

On peut interpréter cette formulation au second degré. Pour Lacan, c'est avec ls structure, et seulement la structure, que peut commencer une interprétation de l'humain. Si lui-même peut s'engager, dans les années 1950, dans une interprétation "scientifique" de la psychanalyse, c'est parce que cette structure qui précède toute forme de psychologie est à découvrir.

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Lacan
LoiHumain

AA.BBB

LacanMots

LO.ILO

ES_LoiHumain

Rang = QLoiHumain
Genre = -