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de Jacques Derrida

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Derrida, la poésie                     Derrida, la poésie
Sources (*) : Derrida, le témoignage               Derrida, le témoignage
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p307

 

Paul Celan, Le Meridien, pp63-64 -

Derrida, la présence

Le poème témoigne d'une autre présence : une rencontre du "tu", qui laisse parler le maintenant-présent de l'autre

Derrida, la présence
   
   
   
Au - delà du souverain, un concept "unheimlich" Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"
               
                       

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Jacques Derrida analyse le discours de Paul Celan, Le Méridien, discours dans lequel le poète juif de langue allemande interroge l'essence de la poésie, en prenant pour point de départ ce que Georg Büchner dit ou fait dire à ses personnages sur la question de l'art. Quel est le secret du poème? Dans sa présentation, dans son présent même [dans le temps présent, toujours unique et absolument singulier, de sa lecture par un autre], qu'arrive-t-il? Une rencontre. Quelle rencontre? Rien ne se montre, rien ne se manifeste, rien n'apparaît. Ce qui fait le poème (sa facture, son savoir-faire, sa signature) se lie à l'autre, le croise. Celan appelle Méridien cette sorte de circularité étrange qui est aussi un chemin impossible, un noeud inextricable.

Le poète insiste sur l'ici-maintenant du poème, le présent (Gegenwart). Mais de quel genre de présent s'agit-il? Il prend pour exemple le "Vive le roi!" crié par Lucille à la fin de La mort de Danton. Dans ce un cri surprenant, cette contre-parole, cet acte de liberté, il entend un acte poétique. C'est, dit-il, un hommage à "une majesté du présent, témoignant de la présence de l'humain, la majesté de l'absurde" (voir ci-contre). Le présent et l'humain sont ici associés à l'absurde. C'est en tant qu'elle est absurde (au-delà du sens, de l'idée, de la rhétorique) que la parole "Vive le roi!" est humaine, majestueuse. Mais qu'est-ce que cette majesté? Pas celle de la souveraineté classique (du prince, du sujet), une souveraineté hyperbolique, une souveraineté au-delà de la souveraineté. Jacques Derrida parle d'"hypermajesté" de la poésie. La contre-parole de Lucile témoignerait d'un présent particulier, spécifique à la poésie : le maintenant-présent, ponctuel d'un Je qui laisse parler le maintenant-présent de l'autre, qui donne à l'autre son propre temps.

 

 

A partir de Paul Celan, Jacques Derrida définit un autre présent, distinct du présent-vivant husserlien qui confond l'être et la vie. Au lieu de s'entendre parler, un Je se divise, se tourne vers un autre qui n'est pas nécessairement vivant, qui peut être aussi une prothèse, un fétiche ou un mort, mais qui lui adresse la parole. Un partage dissymétrique s'instaure. Que l'adresse soit reçue ou non, qu'elle arrive ou non à destination, le poème ouvre une possibilité singulière : que plus d'une parole, ou que des paroles hétérogènes, se rassemble(nt).

 

 

 


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