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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"                     Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"
Sources (*) : Derrida, le pouvoir, le souverain               Derrida, le pouvoir, le souverain
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p366

 

Au-dessus de l'abyme (Gauguin) -

Derrida, la présence

Il y a deux façons de penser l'Etranger : en tant qu'"autre présent vivant", ou par "le présent de l'autre"; mettre le cap sur la seconde, c'est ouvrir l'abîme du sans fond

Derrida, la présence
   
   
   
Il faut vivre, encore plus que la vie Il faut vivre, encore plus que la vie
               
                       

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Selon Paul Celan, dans son essence la plus intime, le poème, cette parole d'un seul, est présent et présence (Méridien p76). Il se tourne vers ce qui apparaît, lui adresse la parole. Dans l'espace de ce dialogue (souvent désespéré), se constitue, au présent, "ce à quoi la parole s'adresse" - qu'il nomme "Tu". Celan insiste sur l'Ici et maintenant du poème : c'est dans cette immédiateté, cette proximité unique et ponctuelle que le poème peut dire "Je" [le poème, pas l'auteur], laisser parler l'Autre, lui donner le temps de la parole.

Il ne faut pas confondre cette présence du poème avec ce que Derrida appelle la présence du présent-vivant. Le présent vivant est celui que j'entends, dans le temps même ou je parle, sans aucun détour. Je peux entendre l'Etranger de cette façon-là, mais je ne peux pas lire le poème de cette façon. Quand il parle au présent, c'est l'autre qu'il laisse parler dans son propre temps. Il y a détour, dissociation, décalage. Alors qu'une fable se comprend immédiatement, dans le temps même où elle est proférée, un poème suppose un partage, une rencontre, au-delà de l'écoute immédiate. C'est ce qui conduit Celan à parler de deux sortes d'Etrangers, très près l'un de l'autre (Méridien p72), mais distincts. Le second, dit Derrida, introduit, un présent tout autre.

Mettre le cap sur le second type d'étranger, c'est couper le souffle, c'est aussi ouvrir un abîme (Abgrund, le sans-fond). Cette révolution "dans la vie même du temps, dans la vie du présent vivant" (La bête et le souverain, p366), peut sembler minuscule, mais c'est une révolution dans la pensée. Derrida la qualifie de révolution poétique. Toute oeuvre tournée vers un "tu" est porteuse d'une telle révolution. En introduisant une dimension testamentaire dans le présent même, elle bouleverse la valeur de la vie.

 

 

 

 

 


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