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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil                     Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil
Sources (*) : Derrida, la tora               Derrida, la tora
Jacques Derrida - "D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie", Ed : Galilée, 1983, pp11-16

 

Loth et ses filles (Francesco Furini) -

Avec l'Apocalypse ("gala" en hébreu), il y va du dévoilement d'un secret, du découvrement des parties honteuses

   
   
   
               
                       

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Le verbe hébreu "gala" signifie (entre autres) révéler, découvrir, mettre à nu. Dans la traduction des Septante, il est rendu par le mot grec "apokalupsis" (découvrement, dévoilement, voile levé sur la chose). Il s'agit dans les deux cas de laisser voir ce qui doit rester secret, retiré, en réserve : une chose, une partie du corps (la tête, les yeux, les oreilles, le sexe) ne doit pas être livrée à l'évidence. Ce serait indécent, honteux. Ni le mot hébreu (gala), ni le mot grec (apokalupsis) n'ont le sens de catastrophe que le mot français "apocalypse" a pris aujourd'hui. Qu'il y ait inspiration à la vue du Messie (le Christ) n'entraîne pas ce que nous appelons aujourd'hui apocalypse. Ce n'est qu'un découvrement, une contemplation.

Dans Survivre (Parages, p160), Derrida mentionne le verbe gilah (même racine), "qui signifie découvrir en hébreu, découvrir en particulier le sexe, l'oreille et les yeux". La place du thème de l'Apocalypse dans Glas ne tient pas seulement à l'effet de traduction de l'hébreu vers le grec, elle va plus loin : de l'hebreu-grec (jewgreek) vers l'idiome derridien, ou peut-être même vers les symptômes derridiens.

 

 

Jacques Derrida retient l'idée de mise à nu : du corps quand on enlève le vêtement, ou du gland quand on coupe le prépuce (circoncision). Dans la bible, il semble que ce soit le geste de dénuder, de voir nu, qui soit considéré comme le plus fautif. cf :

- le récit de l'ivresse de Noé (Genèse 9, 20-22) [Traduction de Chouraqui] : "Commence Noah, l'homme de la glèbe, il plante une vigne, boit du vin, s'enivre et se découvre au milieu de sa tente. Ham, le père de Kena'an, voit le sexe de son père. Il le rapporte à ses deux frères, dehors".

- l'interdit de l'inceste est au moins aggravé, et peut-être même causé, par la vision du sexe. [Traductions de Chouraqui] : (Lévitique 20, 11) : "L'homme qui couche avec la femme de son père a découvert le sexe de son père. Les deux sont mis à mort, à mort, leurs sangs contre eux. Lévitique (20,17) : "L'homme qui prend sa soeur, fille de son père ou fille de sa mère, il voit son sexe et elle voit son sexe : c'est un inceste. Ils sont tranchés, sous les yeux des fils de leur peuple. Il a découvert le sexe de sa soeur, il porte son tort".

 

 

 


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Derrida
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