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Là où ça oeuvre, ça déconstruit, ça vaccine                     Là où ça oeuvre, ça déconstruit, ça vaccine
Sources (*) : Le retour de Danel Qilen               Le retour de Danel Qilen
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 22 juin 2016 La stratégie politique de la vaccination

[Là où ça œuvre, ça déconstruit et ça vaccine - sans condition]

La stratégie politique de la vaccination
   
   
   
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- James : Ce qu'elles ont en commun, ces œuvres-là, ne se donne qu'avec parcimonie, et chaque fois différemment. La Wanda de Barbara Loden reste une étrangère absolue qui traverse la scène du monde sans s'y arrêter. Elle ne cherche ni le bien ni le mal, ni à rendre ni à réparer, elle ne paye pour aucune faute, ne rembourse aucune dette, tu peux la regarder ou ne pas la regarder, elle est indifférente à ton choix.

- Ozzy : Quelles sont ces œuvres? Et pourquoi l'une plutôt que l'autre? Et qu'est-ce qui te pousse à choisir?

- James : C'est de leur côté qu'est le choix, pas du mien. Certaines œuvres me choisissent, elles pointent vers moi. Elles me dérangent, comme le punctum de Roland Barthes. Je n'ai jamais choisi d'être transformé, mais voilà, quelque chose s'achève. C'est un autre récit qui commence. L'oeuvre est souveraine, il faut que je la porte, même quand j'ai l'impression de donner mon avis.

- Ozzy : Mais sur cette question du choix, puisque tu dis que toutes les œuvres ne se valent pas, tu ne peux pas en dire plus?

- James : Tu ne trouveras aucun critère précis, aucune tendance stable. Il suffit dans certains cas d'une ambiguité, d'une indécision, d'un flottement de l'image, et dans d'autres cas c'est le contraire, l'œuvre impose son point de vue, elle t'oblige, elle te commande. Tu résistes, mais tu ne peux pas combler les failles.

- Ozzy : Alors comme ça tu es choisi par les oeuvres, elles ne te laissent aucune liberté?

- James : Le paradoxe, c'est qu'il leur faut s'exhiber pour protéger leur secret. Je vois les images, j'entends les paroles et les sons, mais c'est le secret qui pénètre en moi. Ce qu'elles montrent ou disent compte moins que ce qui les hante. Jamais ce n'est simple et direct, c'est toujours contradictoire et ambigu, comme un pharmakon.

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Propositions

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Dans le film de Barbara Loden, "Wanda" (1970), celle-ci est la figure même de l'inconditionnalité

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"Il faut œuvrer", à condition que l'œuvrance reste suspendue à l'indécision ("Good Will Hunting", film de Gus Van Sant, 1997)

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Birdman, ou La surprenante Vertu de l'Ignorance (film d'Alejandro González Iñárritu, 2014) : "Je suis le pharmakon qui me hante"

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No more money, no more sex, no more power, no more future" (Cosmopolis, film de David Cronenberg, 2012)

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Dans "Bird People" (film de Pascale Ferran, 2014), le moineau est la figure médiatrice qui invite à se transformer - en-deça de toute décision et au-delà de toute souveraineté

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Complaisamment j'exhibe toutes les facettes de mon image, afin de protéger mon secret ("I'm not there", film de Todd Haynes, 2007)

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I Absolutely Forbade All Public Photographs of Myself (Jacques Derrida, Yannick Bouillis, 2002-2016)

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[Le livre de Tobie enseigne qu'un fils peut rendre la vie et la vue à son père - lequel n'a d'autre devoir que d'en écrire le récit, en faire un livre]

- James : Il aura fallu, pour que nos conversations, discussions, controverses aient pu avoir lieu, que quelque chose ait commencé avant elles. Ce quelque chose, auquel certains de nos mots sont attachés comme Orloeuvre, archi-oeuvre, ou principe de l'oeuvre, nous ne l'avons pas choisi. Il aura fallu qu'il se mette en route, en-dehors de nous, pour que nous soyons pris dans cette logique, ce système d'exigences et d'obligations. Avant même la constitution du Cercle, avant même la réaffectation du loft, le principe, Il faut oeuvrer, s'imposait à nous. Il n'a attendu ni notre acquiescement, ni notre autorisation, et pourtant nous avons acquiescé. Cela ne veut pas dire que nous soyons effectivement des oeuvrants. Sur ce plan, tu ne trouveras jamais aucune garantie, il y aura toujours de l'indécidable, une part d'indécision en toi. Mais quoique nous fassions, simple bavardage ou jeux de personnes, nous vivons dans son ombre.

- Pascual : Si cette phrase en trois mots, si courte, est ton seul et unique principe, je crains qu'elle ne nous ramène à une certaine forme de théologie.

- James : Je pars de cette phrase, Il faut oeuvrer, qui peut toujours se dire autrement, qui peut toujours se traduire en de nombreuses langues. Certains disent, par exemple, il faut ouvrir l'avenir, ou bien il faut écrire (Blanchot), ou bien Il faut agir, ce qui peut à son tour se traduire de mille façons différentes. Il faut bien qu'il y ait dans ces formules un il faut, ou un tu dois. C'est sur ces petits verbes que je voudrais attirer l'attention, car pour moi il ne s'agit ni de devoir, ni de commandements, ni de morale, il s'agit de tout à fait autre chose. Il nous faudra du temps, un temps presque infini, pour nommer cette autre chose.

- Pascual : Tu sembles ignorer le point dont tu pars, ton commencement.

- James : J'aurais peur de vous ennuyer ou de vous effrayer avec ces considérations. D'autres ont réfléchi à la pulsion de mort, au pullulement incroyable du sadisme aujourd'hui, à la cruauté, la pulsion de pouvoir, la violence, la perversion, le cynisme sous toutes ses formes, d'autres se sont interrogés sur la perpétuation du mal radical. Je ne leur ferai pas concurrence, je renvoie vers eux et j'en irai directement à mon argument, qui est finalement assez simple.

 

 


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