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Sources (*) : Courants dans l'art               Courants dans l'art
Estelle Davy - "Un départ sans solde", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 21 octobre 2005

 

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Art Ctp, dissémination

[Poussées de l'artPrésence]

Art Ctp, dissémination Autres renvois :
   

Sur les poussées dans l'art

   

La présence

   
                 
                       

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La montée de l'artPrésence date des années 1860-70. L'impressionnisme en a été le symptôme anonciateur. Depuis longtemps, on n'attendait plus de la peinture qu'elle nous ressemble, mais qu'elle nous garantisse notre présence. L'exigence n'a jamais cessé de se renforcer. Avec Cézanne, la montée s'est dissimulée dans la profondeur de la chose et la subtilité de la représentation. Ce n'était qu'une étape. La présence est exigeante, voire coercitive. Elle ne tolère la représentation que pour s'y substituer. Capable de toutes les mutations, elle peut se faire banale, courante, militante, idéale ou mystique comme chez Rothko, elle peut s'allier avec l'indicible, avec la marchandise ou avec la parole comme dans l'artDit. Elle peut se déguiser derrière l'objet le plus simple (art minimal). Dans les musées, elle peut prendre la forme du titre, du cartel ou du cartouche. Dans la performance, elle vient avec le corps de l'artiste. Son idéologie est multiforme : elle peut passer par le sens, les sens, les affects ou certaines croyances naïves comme l'interactivité ou la participation des spectateurs à l'oeuvre. Au bout du compte, l'artPrésence multiplie les médiations qu'il prétendait supprimer, un secret de polichinelle à ne pas trahir.

Dans certaines oeuvres, l'artPrésence ne fait qu'affleurer. Dans d'autres, il prévaut sur toute autre forme. Le cinéma est par excellence l'art de la présence. Elle y tient à l'empreinte directe du réel sur le support du film, au vécu de la perception du mouvement et à d'autres dispositifs comme le cadrage. Dans l'art du XXème siècle, elle ne cesse de prospérer au détriment du signe. Les tentatives les plus impressionnantes de restauration de l'aura, comme celle d'Anselm Kiefer, reposent sur la pregnance des matériaux bruts.

Le syntagme "art présent" pourrait être pris pour synonyme d'art actuel ou contemporain, si l'art pouvait être réduit à son actualité, ce qui n'est pas le cas, ou si le présent pouvait être réduit à la simple présence, ce qui n'est pas le cas non plus, car le présent n'est pas simple, il est fait d'une multitude de niveaux.

 

 

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Propositions

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Ce que l'art prémoderne avait atteint en termes de représentation, l'art moderne l'atteint par la présence immédiate de l'oeuvre dans sa forme

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En se liant à la réalité (mimesis), la peinture voulait de la présence - pas la conviction de la présence du monde à nous, mais celle de notre présence à nous au monde

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Il y a, dans le présent, un présent simple et un plus-que-présent

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Le cinéma se fait oeuvre quand se manifestent dans ses images l'impercevable présence des choses

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[L'oeuvre idéale de l'espace vocal serait absolument présente à elle-même, sans médiation, ni représentation, ni cadre, ni commentaire, ni aucun paratexte ou parergon]

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La présence silencieuse et envahissante de l'oeuvre d'art minimaliste met le spectateur à distance comme si l'oeuvre était une autre personne

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L'art de Cézanne est tourné vers une réalité vide de présence humaine et de vie organique

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Photographie, cinéma et télévision sont des empreintes de l'objet, des traces qui en préservent un certain degré de présence

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Le cinéma est une recherche de l'homme : il fait prendre conscience de la condition humaine, qu'il saisit au présent

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Dans le cinéma moderne, pour que le spectateur éprouve le sentiment d'une présence totale à l'événement, il faut que le cadrage épouse le rythme pur de l'attention

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[Peindre la présence est inexplicable]

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[Kiefer restaure l'aura de l'oeuvre au moyen de ce qui est censé contribuer à son effondrement : la présence du matériau brut]

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[Pour justifier son existence, il faut que la performance pousse à l'extrême les tensions de l'art sur lesquelles elle repose]

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Dans l'art du 20ème siècle, la présence réelle ne cesse de prospérer : le fond ronge la figure, les corps affleurent, l'indice contamine le signe

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Entre 1860 et 1870, le présent s'impose comme le seul sujet légitime en peinture

 

 

 


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