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Kant, l'esthétique                     Kant, l'esthétique
Sources (*) : Croire en la beauté               Croire en la beauté
Emmanuel Kant - "Critique de la faculté de juger", Ed : Gallimard (Pléïade, tome 2), 1985, p1144, §59

 

Ste Marie Madeleine (Perugino, 1498) -

Le beau est le symbole du bien moral

   
   
   
                 
                       

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Pour avancer cette proposition (qui porte sur la beauté libre, pas sur la beauté adhérente), Kant doit définir le symbole. Il le distingue des idées (inaccessibles) et des intuitions (accessibles directement par la sensibilité). Le symbole est indirect, c'est une représentation qui se rattache par analogie à une intuition sensible. Si le beau conduit à l'intelligible, ce n'est pas directement par le concept (connaissance) ni par l'intuition (schème), mais par une possibilité subjective, celle de se rattacher indirectement, par la voie symbolique, au suprasensible. Pour expliquer ce qu'il veut dire, Kant donne l'exemple de notre connaissance de Dieu : elle est simplement symbolique, c'est-à-dire que ce n'est qu'un mode de représentation, indémontrable objectivement. De la même façon, le beau ne symbolise le bien moral que par le biais d'un accord des facultés humaines intérieur au sujet. S'il se rattache au suprasensible, c'est d'une manière inconnue.

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En rédigeant ce paragraphe, Kant a voulu justifier le rapprochement proposé entre le beau et le bien moral, rapprochement qui n'a rien d'évident si l'on considère l'analytique du beau et qui est souvent contredit par le comportement des artistes. Il développe pour cela une théorie du symbole. Le symbole ne résulte ni de l'intuition directe, ni du concept : il est analogique. Jacques Derrida suggère que cet analogisme ne fait que remplacer le mimétisme traditionnel de l'art (la vérité en peinture, p135).

 

 

Le retour de la morale dans l'art contemporain, à travers l'empathie visuelle ou la démonstration, semble confirmer empiriquement les analyses de Kant. Après avoir exploré très loin la beauté pure (un art dépourvu de tout but et de tout concept), il a tendance à se reconceptualiser, se resymboliser, faire retour sur les rives rassurantes de l'humanisme.

 

 

 


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