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Sources (*) : Résonance de la peinture               Résonance de la peinture

 

La partie d'echecs (Maria Helena Viei ra da Silva, 1945) -

D'ap. des notes prises lors d'une conférence de Jean-Luc Nancy le 10 mars 2006 à l'ENS.

Résonance, harmonie

N'importe quel tableau peut se penser en termes d'onde ou de résonance : une sonorité traverse l'image et ébranle tout

Résonance, harmonie
   
   
   
                 
                       

 

Le rapport entre la chose qui se dissoud et le mouvement dans lequel l'image vient (une image vient toujours, elle n'est pas arrêtée) est un rapport de résonance. Le fond n'arrête pas de résonner dans la forme, et la forme de renvoyer vers le fond les ondes concentriques et évanouissantes qu'elle fait lever par sa formation même. Chaque forme est le foyer d'une propagation d'ondes (formes, couleurs, renvois entre éléments). Le fond des choses, la résonance des formes, la vibration, le rapport de venue et de retrait derrière la venue, est ce que le sonore paraît isoler pour lui-même. Le son vient de loin et part loin. Nous avons l'impression que l'image est là; la catégorie du sonore nous donne le modèle de l'image qui vient et part. De cette manière parle le portrait dont on dit "Il ne lui manque que la parole". Dès qu'on dit ça, ça veut dire qu'on entend une certaine parole : la parole qui manque plutôt que le manque de parole.

Ce que la vision semble nous présenter (les images en-dehors de nous, fixes, figées), selon une pensée classique de la lumière dont la vitesse serait infinie (la représentation habituelle de l'image) est contraire à une image qui se met en branle, qui anime la lumière d'un certain mouvement, d'une certaine vitesse de propagation ou de retrait par rapport à nous. Le sonore nous donne le modèle de quelque chose qui n'est pas devant ou dehors, mais qui traverse, et en traversant ébranle tout. Contrairement à Kant qui dit qu'un "Je pense" vide, sans sujet substantiel (punctum caecum), doit accompagner toutes mes représentations et les tenir entre elles (point de la perspective classique), on pourrait dire que, avec l'image dans sa vérité esthétique, il ne peut pas y avoir un tel "Je pense". La pensée ne peut pas être la pensée de l'oeil froid et vide qui rapporte la représentation à lui. L'oeil doit entrer dans le mouvement, dans le plaisir et dans la résonance et être touché par l'émotion. Ce qui retentit ainsi de l'image, ce qui vient à s'émouvoir, c'est la methexis, la participation du sujet à ce qui ne peut plus être dit un objet. Une image ne peut pas être un objet. Du fond, le mouvement forme les formes et déforme, renvoie encore au fond. Il s'agit toujours d'aller dans le fond, et la pensée de l'image, la pensée dans l'image est une pensée du fond (le fond des choses).

 

 

Jean-Luc Nancy dit : "n'importe quel tableau". A d'autres époques, on y a entendu la voix divine, celle de Yhvh, de l'ange ou des prophètes. A présent, nous y entendons le sonore. C'est l'effet de l'espace vocal.

 

 

 


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