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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
La photo atteste d'un "Ça a été"                     La photo atteste d'un "Ça a été"
Sources (*) : Pluricité de l'image               Pluricité de l'image
Roland Barthes - "La chambre claire, Note sur la photographie", Ed : Cahiers du Cinéma Gallimard Seuil [pas moins], 1980, p73

 

Kairos (Bas-relief classique) -

Rien qu'une trace, au point d'arrêt

Le punctum d'une photo est un détail, un objet partiel qui lance le désir au-delà de ce que l'image donne à voir

Rien qu'une trace, au point d'arrêt
   
   
   
                 
                       

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Roland Barthes nomme photographie unaire ce type de photographie très répandu qu'on peut lire selon les règles du savoir courant (studium). Ce sont des photographies "banales", qui ne transforment pas la réalité, ou qui peuvent être lues selon la rhétorique usuelles (photos de reportage, de famille, érotiques, pornographiques, etc.). Rien d'hétérogène, rien qui dérange ou attire le regard. Certaines peuvent produire du choc, mais pas de trouble. Si elles crient (par la violence ou l'émotion), elles ne blessent pas. On les regarde, mais on ne les mémorise pas. On peut les aimer au sens de to like (s'y intéresser), pas de to love. Pour cela, il faut un détail supplémentaire, un don, une grâce que "je" reçois en plein visage - car pour décrire ce genre de photo, celles du punctum, il faut dire "je". Le punctum, dit Roland Barthes, c'est "ce qui me point". Le détail qui attire l'attention du "je" n'est pas intentionnel. Il n'est pas composé volontairement, il n'est pas analysable. C'est un supplément que je reçois en pleine figure, une fulguration qui fait tilt. Après cet ébranlement, cette explosion qui congédie tout savoir, toute culture, tout code, la photo n'est plus quelconque. Une force, souvent métonymique, la traverse.

Le code usuel ne le disant pas, je suis impuissant à nommer ce détail. Il est comme un éclair qui flotte, un symptôme de trouble, de punctum. Bien qu'il y soit déjà, il faut que je l'ajoute à la photo, et comme il a une vie en-dehors de la photo, il la pourvoit d'un champ aveugle, un champ non visible, mais qui n'est pas un hors-champ au sens du cinéma.

Le punctum n'apparaît pas toujours à la première vision; on ne le voit parfois qu'après, de mémoire, en après-coup.

Les Grecs, à leur façon, connaissaient déjà le punctum, qu'ils appelaient kaïros. Ils le représentaient comme un homme jeune qui passe à la hâte. Le photographe se trouve un peu dans la même position. Il faut qu'il trouve le bon moment, le kaïros [moment critique] du désir.

 

 

Sa tête arbore une mèche de cheveux qui permet de saisir l'opportunité. Il est pourvu d'ailes aux épaules et aux talons; il a pour atttribut une balance en équilibre sur le tranchant d'un rasoir.

 

 

 


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