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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Esthétique indicielle                     Esthétique indicielle
Sources (*) : Sur l'art contemporain               Sur l'art contemporain
Daniel Bougnoux - "La crise de la représentation", Ed : La Découverte, 2006, p53

 

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Indication, indice, empreinte

[Avec la nouvelle mimesis dans laquelle la photographie est l'art dominant, une esthétique indicielle a remplacé celle de l'icône (représentation)]

Indication, indice, empreinte
   
   
   
Les signes résistent Les signes résistent
                 
                       

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La photographie a pris la place des arts plastiques et du théatre comme art dominant. Elle est le paradigme de l'art indiciel, qui se caractérise par quatre composantes :

- réalisme obtenu par l'indication (désignation immédiate d'un réel),

- instant décisif ou kairos (on capte le moment sensible, instantané),

- immanence (on épouse le monde, sans recul),

- allographie (la photographie elle-même n'est qu'un maillon d'une chaîne d'actions, entre la prise de vue, le tirage, le titre, l'impression, ...).

Au 20ème siècle, au lieu du discours et de l'analogie viennent la contiguité, la manifestation d'une présence réelle, la connexion. C'est un retour à la pensée magique : reliques, empreintes, marques corporelles, contacts, traces. Quand on regarde une photo, on ne sait plus ce qu'elle est : ni la chose elle-même, ni une représentation.

L'indice montre au lieu de dire. C'est un symptôme, un échantillon ou un résidu du phénomène. Il fait sauter le re de représentation : il présente. Prélevé sur le monde, il est indiscernable de son référent, indifférent à nos représentations de mots. Perçu comme métonymie de la communauté, il maintient le privilège de la voix.

Avec la crise de la représentation vient la dégradation du symbolique. L'art contemporain témoigne de cette perpétuelle mise en cause des limites.

 

 

Cette nouvelle mimesis signe le passage définitif de l'art moderne à l'art contemporain.

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Propositions

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Dans l'art du 20ème siècle, la présence réelle ne cesse de prospérer : le fond ronge la figure, les corps affleurent, l'indice contamine le signe

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La question n'est plus de savoir si la photographie est un art, mais de comprendre pourquoi, au 20ème siècle, une large partie de l'art est devenu photographique

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[Nous ne savons pas situer ontologiquement la photographie : ce n'est ni la chose elle-même, ni une représentation]

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Dans la nouvelle esthétique indicielle, la voix ne perd jamais totalement le privilège d'être perçue comme une métonymie de la communauté

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[L'art contemporain s'affronte aux limites, à ce que les choses ont d'innommable, en-deça de toute symbolisation]

 

 

 


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