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de Jacques Derrida

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Derrida, l'art, l'oeuvre                     Derrida, l'art, l'oeuvre
Sources (*) : Derrida, Jean Genet               Derrida, Jean Genet
Jacques Derrida - "Glas", Ed : Galilée, 1974, p67

 

Iris jaunes (Monet, vers 1914-19) -

Oeuvre, arrêt, différance

La double opération de la fleur chez Genet ("Le miracle de la rose"), plus naturelle et plus artificielle que toutes, indéchiffrable et imprenable, c'est l'oeuvre d'art

Oeuvre, arrêt, différance
   
   
   
               
                       

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Pour Derrida, la fleur, chez Jean Genet, est le lieu d'une double opération :

- d'un côté elle signifie, symbolise, elle figure, elle rhétorise, elle anagrammatise. Sous cet angle, elle égale castration, phallus [côté discours, côté masculin].

- d'un autre côté, elle est l'Immaculée Conception. C'est la virginité en général, qui ne symbolise rien : le vagin, le clitoris, la généalogie matrilinéaire [celle de Jean Genet], le seing de la mère [côté hymen, sexualité féminine].

Dans cette opération d'auto-affection, les deux côtés se recoupent, s'équivalent, se retournent l'un dans l'autre. Une série de mots ou de signifiants s'associe dans cette opération : fleurs, gant, gaine, glace [au sens de miroir], glaïeul, glaive, gala. Mais toujours c'est la fleur : encore la fleur, plus de fleur, trop de fleur. La fleur est à la fois poison et contre-poison, elle travaille l'un contre l'autre, elle est pharmakon et hymen, phallus et pénis maternel. Elle est beauté et aussi crachat, rot, pet.

---

Ici le concept d'oeuvre d'art pourrait s'écarter de celui de texte. L'oeuvre d'art serait imprenable, elle voudrait préserver sa virginité derrière des limites ou des cadres indivisibles ou linéaires (la fleur de Genet); tandis qu'un texte serait toujours divisé, ses bords se délinéariseraient, sa loi serait celle de l'autre (double bande).

 

 

La citation de la p67 où Jacques Derrida introduit l'oeuvre d'art (L'oeuvre d'art, la fleur imprenable, plus naturelle et plus artificielle que toutes, c'est le "Miracle de la rose"), isolée dans le texte, vient comme une sorte de conclusion pour les dix pages qui précèdent. S'il faut, chez Genet, privilégier la fleur et aussi l'un de ses textes intitulé Le miracle de la rose, c'est parce que l'un comme l'autre porte le miracle d'une écriture qui (1) démultiplie le nom propre "Genet", sa singularité irréductible (2) se présente comme anonyme, sans signature, sans lieu, sans contour et sans retour à quelque point de départ que ce soit (ni identification, ni spécularité).

L'oeuvre d'art, toujours ambiguë, est à la fois signée / non signée, bavarde / taiseuse, bordée / débordante.

 

 

 


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